Psychiatre et psychanalyste anglais (1907-1990), ancien élève de Mélanie Klein. Il fut chargé, après la seconde guerre mondiale, par l'organisation mondiale de la santé, d'une étude sur les besoins des enfants orphelins de l'après guerre, de cette étude vont naîte ses théories.
En dialogue polémique avec le modèle psychanalytique, il élabore une théorie du développement psychologique basée sur le concept traduit en français sous le nom "d'attachement", décrivant les besoins primaires du nourrisson et du petit enfant dans ses relations avec ses parents.
Les futurs liens affectifs d'un individu, et ses éventuels troubles psychopathologiques remonteraient aux modalités d'un attachement qualifié de "secure" ou "d'unsecure" (manque d'interactions), avec ses parents dans les premières années de son existence (il met davantage l'accent dans son oeuvre sur les interractions mère-enfant du fait du contexte historique d'après-guerre)..
L'attachement réussi, ou la réponse adéquate de l'entourage aux signaux du nouveau né, créerait une meilleure régulation émotionnelle, un sentiment de confiance en soi, une meilleure socialisation et une meilleure capacité à affronter les pertes et séparations ultérieures...
Comme Laing, Bowlby travailla à la Tavistock Clinic et au Tavistock Institute of human relations de Londres. Il fut notamment influencé par les théories de Konrad Lorenz (prix nobel de médecine et physiologie, auteur de "Les oies cendrées", ouvrage fondateur de l'éthologie moderne, l'étude des comportements des especes animales).
La théorie de Bowlby a grandement contribué au développement de la pédopsychatrie.
Oeuvres :
Les 3 volumes "d'attachement et perte" :

1) L'attachement
2) La séparation, angoisse et colère
3) La perte